ça va sentir le pâté
Publié le 17 Février 2006
Voilà la volaille interdite de sortie (non, ça n'a rien à voir avoir avec des outrages à la pudeur).
Déjà que les batteries sont loin d'être vides, voilà ces pauvres bestioles privées de gambader dans l'herbe encore glacée par la rosée de la nuit…
Cette herbe fraîche où tous les matins, nue, se roule Pamela Anderson -ah non, c'est qui déjà?- Amanda Lear, alors? Boh, chais plus, bref la madone va se retrouver toute seule à picorer à s'aérer les aisselles… Et si la rosée est bonne pour l'éclat de son teint à elle Lovamour, qu'en dire pour nos volailles naturelles, ces animaux où bouillonne un sang sauvage et ingénu?
Oh quelle mélancolie, tous ces prés désertés et quasi muets: pas de bestioles pour cancaner, nasiller, jargonner, cacarder, caqueter, cocailler, trompetter, glousser et j'en oublie.
Tous ces dodeldires et glouglous enfermés dans une cabane!!
Tous ces chants neurasthéniques confinés dans des boîtes de jour et de nuit, sans la moindre chance de rencontrer Régine et la Jet Set of the night.
Je nous plains tous. Après tout, nous sommes tous dans le même poulailler universel…
